Les clients veulent toujours plus…

Le projet initial de Louis II et Riedel était plus ambitieux, mais l

Le château de Neuschwanstein
en Bavière… Hors budget
même pour un roi

… que ce que leur budget leur permet. Toujours.
Comment les persuader de construire moins mais de construire mieux ?

L’auteur de ces mots, Stanley Tigerman, architecte, n’a pas de réponse à cette question…

… et vous ? Comment gérez-vous les souhaits disproportionnés de vos clients par rapport à leurs moyens financiers réduits ?

Etes-vous prêt à laisser construire de façon médiocre pour accéder aux exigences de vos clients ? Avec tous les risques que cela comporte pour la pérennité de l’ouvrage ?

Je ne m’attends pas à recevoir beaucoup de commentaires répondant à cette dernière question par l’affirmative. Mais si, au contraire, vous travaillez toujours de manière éthique, n’hésitez pas à réagir et à proposer des solutions à ceux qui liront cet article et qui n’ont pas toujours votre rigueur.

Source:

  • Citizen Designer – Perspectives on design responsibility – édité par Steven Heller et Véronique Vienne

3 commentaires


  1. Superbe image, ce château de Neuschwanstein. Je vois que tu choisis toujours aussi bien tes illustrations.

    Pour répondre au sujet, je dirai juste que ce n’est pas un phénomène spécifique aux architectes, mais ça s’applique je pense à tous les corps de métier.

    Je pense que c’est toujours délicat d’évaluer les budgets, il y a souvent des coûts imprévus. Et le client ne s’en rends pas compte. Pour lui tout est facile. Moi dans mon secteur : les projets informatique, c’est assez terrible car on plonge souvent dans l’inconnu. L’idée est alors de détailler tout au maximum et de reformuler les phrases du client à notre propre sauce pour qu’il n’y ait pas de mésentente et que le client sache pourquoi la facture risque d’être plus grande que prévu.


  2. Merci Argancel pour ton témoignage,

    Dans le domaine de l’architecture, l’estimation des coûts est également de plus en plus difficile.

    La hausse des matières premières, les variations parfois très sensibles des prix suivant les disponibilités de l’entrepreneur ou de ses sous-traitants… Le principe de l’offre et de la demande semble avoir touché en plein le monde de la construction.

    Les cahiers des charges et les métrés sont là pour détailler les différents postes de la construction mais quand les prix unitaires fluctuent sans cesse, l’estimation correcte du prix d’une réalisation architecturale devient presque de la divination.


  3. Lorsque je sens qu’un client novice dans la construction impose trop de contraintes ou formule trop de demandes (délais, coût…), je lui dessine un triangle.
    Sur le sommet je note B-M sur l’angle en bas à gauche, je note R sur le dernier angle, je note Q. B-M correspond à Bon-Marché, Q: Qualité, R: Rapidité d’exécution.
    J’explique en suite que je ne peux lui en donner que 2.
    En effet, prenons trois exemples. Si le client exige une excellente qualité d’exécution et dans des temps records, le budget devra être vu à la hausse. Si le client souhaite un montant de travaux faible et une exécution rapide, cela risque de se faire au dépend de la qualité. Enfin, si le client souhaite un montant de travaux faible et une bonne qualité, il faudra accorder du temps entreprises et aux bureaux d’études, afin de trouver les méthodes adaptées. En général, ils comprennent. X.L

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