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Le courage de renoncer (et de persévérer)

Par Laurent Brixius

Tout au long de votre vie professionnelle et personnelle, vous devez faire des choix. Dans son livre « Le dip – Un petit livre qui vous enseignera quand renoncer (et quand persévérer)« , Seth Godin vous présente les deux courbes auxquelles s’appliquent la majorité des situations auxquelles vous pouvez être confrontés :

Le dip

La courbe dip

Le dip, c’est cette phase entre l’enthousiasme du débutant et la maîtrise de l’expert. C’est lorsque vous vous êtes fixé un but que vous pouvez atteindre mais que, pour ce faire, vous devez travailler dur et dépasser votre « zone de confort » pour atteindre votre objectif.

Le dip, c’est ce qui sépare celui qui vise l’excellence de la masse de ceux qui se contentent d’être satisfaisants. Le dip est une barrière entre ceux qui se contentent d’essayer et ceux qui réussissent. La pente à gravir est raide pour atteindre l’excellence, rares sont ceux qui y parviennent. C’est cette rareté qui donne tant de valeur au fait de surpasser le dip. C’est ce qui vous rend remarquable, le meilleur au monde aux yeux de vos clients.

Le dip, c’est aussi cette période de baisse de productivité lorsque vous devez mettre en place les stratégies, les formations et les outils nécessaires à votre développement et à votre réussite. Pour l’anecdote, le dip m’a aussi inspiré lors de la conception du logo d’ARCHImarketing.

Pour un architecte, le dip peut être cette longue période avant d’être reconnu pour ses compétences et son talent. La profession d’architecte est une profession de la maturité. Il faut en effet de longues années pour acquérir les différentes connaissances et expériences nécessaires à la bonne réalisation d’un projet d’architecture de grande ampleur. C’est notamment le cas d’architectes renommés comme Zaha Hadid qui, née en 1950, a du attendre 1990 pour voir son premier projet concrétisé.

Comment reconnaître un dip ?

Si cela vaut la peine d’être fait, il y a probablement un dip

L’autre courbe à laquelle vous êtes régulièrement confronté est :

Le cul-de-sac

La courbe cul-de-sac

Le cul-de-sac, c’est cette situation si courante où, quels que soient vos efforts, vous ne parvenez pas à progresser. Inutile de vous voiler la face, vous êtes, dans l’un ou l’autre aspect de votre vie, dans des situations de cul-de-sac. L’important est de s’en rendre compte… et d’en sortir le plus vite possible ! Même si ce n’est pas toujours facile. Quitter une situation en cul-de-sac implique souvent de prendre des risques, de « lâcher la proie pour l’ombre »… et cela nécessite une bonne dose de courage.

Pour l’architecte, le cul-de-sac peut être un poste subalterne de salarié en agence. Une situation confortable qui offre l’avantage d’assurer chaque mois un revenu fixe. Mais dont les possibilités de croissance sont limitées à moins que vous ne décrochiez un hypothétique poste de partenaire associé.

Parviendrez-vous à développer votre potentiel dans votre situation professionnelle actuelle ? Etes-vous face à un dip ou occupé à tourner en rond dans un cul-de-sac ?

Seth Godin nous propose encore une troisième courbe, heureusement plus rare :

La falaise

La courbe falaise

La falaise c’est cette situation à laquelle vous êtes accro. Vous ne pouvez l’abandonner jusqu’à ce que vous tombiez – de haut.

Pour un architecte, cela peut être du travail sur le long terme pour une entreprise de clé-sur-porte. Tout va bien tant que l’entreprise est florissante… Mais que se passera-t-il si l’entreprise fait faillite ou si votre contact au sein de l’entreprise claque la porte ? Ce n’est pas la réputation acquise en réalisant de l’architecture « alimentaire » qui vous permettra de remonter la pente !

Le cul-de-sac et la falaise sont les courbes qui mènent à l’échec

Pourquoi certaines personnes réussissent et d’autres pas ?

Pour réussir, vous devez trouver un dip que vous pouvez conquérir mais vous devez également quitter tous les cul-de-sacs et falaises dans lesquels vous êtes embourbés.

Comme le dit Seth Godin, savoir que vous êtes face à un dip est la première étape pour le traverser.

Les gens qui font ce qui est nécessaire pour traverser le dip seront ceux qui deviendront les meilleurs au monde

Aux yeux de leurs clients tout du moins.

Bon courage dans vos décisions !

Cet article est publié dans le cadre de l’événement A la croisée des blogs organisé par Laurent Dureau sur le thème du Courage.

Vous avez une anecdote, une réflexion, une expérience à partager ? Dites-le avec un commentaire !

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5 commentaires jusqu'à maintenant »

  1. Laurent DUREAU a dit,

    le 3 décembre 2008 @ 11:07

    Bonjour Laurent,

    Ces règles sont superbes mais ne sont valables qu’une fois la chose faite. Une phrase de Confucius dit « l’expérience est la lampe dans notre dos qui éclaire le chemin parcouru ».

    En clair c’est seulement quand on a pris conscience que l’on est dans un cul de sac que l’on peut en sortir. Avant ce n’était qu’une voie parmi d’autres avec tous les espoirs qui allaient avec.

    Il en est de même avec la falaise car qui peut savoir qu’un de nos contact va foirer ?

    Par contre pour le DIP c’est beaucoup plus facile à détecter car chaque entrepreneur sait quand il faut tenir pour réussir : C’est quand tous les autres lâchent !

    La courbe du DIP témoigne réellement de ce qui fait la différence entre le commun des mortels et celui qui sort du lot. C’est comme une traversée de désert où tout le monde vous abandonne, vous traite de fou ou d’égaré.

    Seule la foi permet de gérer ce DIP car l’individu sait ce que les autres ne savent pas et c’est le pourquoi de son obstination. Après on dira que c’est un spécialiste ou un expert parce que tous les autres seront tout naturellement restés dans leur zone de confort, leur zone de connaissance, leur zone de risques maîtrisés.

  2. Laurent Brixius a dit,

    le 3 décembre 2008 @ 16:47

    Bonjour Laurent,

    Il est exact que, au moment où on prend une décision, on sait rarement s’il s’agit d’un cul-de-sac, d’une falaise ou d’un dip. Cela dit, lorsqu’on a fait un travail sur soi et qu’on a défini ses objectifs et ses valeurs, on peut déjà éviter de nombreuses fausses routes bien avant de les prendre.

    Mon exemple concernant la falaise est spécifique au monde de l’architecture. Un architecte qui se contente de travailler pour des promoteurs « clé-sur-porte » s’enlise souvent dans un travail routinier qui ne demande que très peu de créativité ou même de compétences. Les signatures de complaisances et le manque de contrôle des travaux sont malheureusement une réalité et contribuent à la mauvaise réputation de la profession d’architecte.

    Cette voie est le contraire de l’innovation et du développement.

    Une fois catalogué « architecte de clé-sur-porte », il est bien difficile de se défaire de cette étiquette. Un architecte qui a travaillé 30 ans dans le pavillonnaire aura bien du mal à séduire des clients qui recherchent une architecture de qualité. Il n’aura aucune référence séduisante à présenter. Il devient alors tributaire du bon vouloir ou de la santé financière des promoteurs qui lui fournissent des projets sur un plateau. Un architecte qui s’engage sur cette voie du médiocre doit être conscient qu’il s’agit d’une situation de cul-de-sac ou, si la source de projets se tarit, d’une falaise abrupte.

  3. Le courage dans tous ses états... | Booster votre influence a dit,

    le 4 décembre 2008 @ 6:28

    [...] Archi-Marketing : Le courage de renoncer (et de persévérer) Laurent grâce à sa vision analytique vous fait découvrir les 3 grandes règles qui régissent [...]

  4. Savoir faire son deuil d’un projet « Entre les mailles a dit,

    le 16 décembre 2008 @ 19:04

    [...] Le dip, c’est ce qui sépare celui qui vise l’excellence de la masse de ceux qui se contentent d’être satisfaisants. Le dip est une barrière entre ceux qui se contentent d’essayer et ceux qui réussissent. La pente à gravir est raide pour atteindre l’excellence, rares sont ceux qui y parviennent. C’est cette rareté qui donne tant de valeur au fait de surpasser le dip. C’est ce qui vous rend remarquable, le meilleur au monde aux yeux de vos clients. (Archimarketing) [...]

  5. Revue de presse | Simple Entrepreneur a dit,

    le 12 mars 2009 @ 16:37

    [...] Le courage de renoncer (et de persévérer) Le dip, c’est cette phase entre l’enthousiasme du débutant et la maîtrise de l’expert. Mais c’est aussi ce qui sépare celui qui vise l’excellence de la masse de ceux qui se contentent d’être satisfaisants. [...]

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