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	<title>Commentaires sur : L&#8217;objet design au secours de l&#8217;architecture ?</title>
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	<description>Si vous êtes bon, faites-le savoir</description>
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		<title>Par : Gelard Philippe</title>
		<link>http://www.archimarketing.com/architecture/objet-design-secours-architecture-747/comment-page-1#comment-1077</link>
		<dc:creator>Gelard Philippe</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Aug 2011 09:37:19 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.archimarketing.com/?p=747#comment-1077</guid>
		<description>Bonjour,

La raison en est très simple:
En raison de la crise -mais pas seulement- les budgets des familles pour &quot;un bel espace de vie&quot; se sont réduits. Il est moins cher d&#039;aménager un espace banal pour qu&#039;il soit beau, que de construire un espace beau. Avant et pendant la crise, qui n&#039;a pas touché la Finlande aussi gravement que la France, le nombre de publications concernant la décoration intérieure s&#039;est fortement accru. Les publications concernant l&#039;achat de nouvelles maisons et le développement de l&#039;architecture reste cantonné aux magazines professionels. La décoration intérieure est le moyen le plus simple et le plus économique pour embellir et s&#039;approprier un espace.

Le responsable de la pauvreté architecturale actuelle? je crois que nous y sommes tous pour quelquechose:
En tant que client, nous avons souvent sacrifié la qualité sur l&#039;autel de la consommation: nous voulons plus et de moins bonne qualité.
en tant que professionel: pour satisfaire la demande du client, mais aussi par recherche de l&#039;efficacité budgétaire: Pour rapporter on ne doit pas passer plus de 100h pour dessiner une maison, tant pis s&#039;il y a des détails un peu bancals et des recoins inutiles. Toutes les branches de la profession ont le même problème.
Surtout il existe un profond manque d&#039;éducation de beau. Peu de gens réalisent vraiment que le confort de vie passe aussi par la qualité de l&#039;espace dans lequel ils circulent. et moins encore savent qu&#039;acquérir un espace de qualité n&#039;est pas nécessairement plus cher.
Enfin il est possible que trop d&#039;informations incitant à la consommation nuisent à une conception du confort de vie basé sur la qualité. Il serait intéressant de faire une étude sociale pour comparer le développement personnel aux habitudes consommatrices: Je ne serai pas surpris de découvrir que l&#039;on donne plus de valeur à la quantité que l&#039;on possède plutôt qu&#039;à la qualité de ce que l&#039;on possède. C&#039;est une vraie question sur notre propre développement personnel et nos valeurs en tant qu&#039;être social.

Cela me conduit à mon dernier point, et le plus important:
Est-ce que notre système économique et social est dépassé?

Philippe</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>La raison en est très simple:<br />
En raison de la crise -mais pas seulement- les budgets des familles pour &laquo;&nbsp;un bel espace de vie&nbsp;&raquo; se sont réduits. Il est moins cher d&#8217;aménager un espace banal pour qu&#8217;il soit beau, que de construire un espace beau. Avant et pendant la crise, qui n&#8217;a pas touché la Finlande aussi gravement que la France, le nombre de publications concernant la décoration intérieure s&#8217;est fortement accru. Les publications concernant l&#8217;achat de nouvelles maisons et le développement de l&#8217;architecture reste cantonné aux magazines professionels. La décoration intérieure est le moyen le plus simple et le plus économique pour embellir et s&#8217;approprier un espace.</p>
<p>Le responsable de la pauvreté architecturale actuelle? je crois que nous y sommes tous pour quelquechose:<br />
En tant que client, nous avons souvent sacrifié la qualité sur l&#8217;autel de la consommation: nous voulons plus et de moins bonne qualité.<br />
en tant que professionel: pour satisfaire la demande du client, mais aussi par recherche de l&#8217;efficacité budgétaire: Pour rapporter on ne doit pas passer plus de 100h pour dessiner une maison, tant pis s&#8217;il y a des détails un peu bancals et des recoins inutiles. Toutes les branches de la profession ont le même problème.<br />
Surtout il existe un profond manque d&#8217;éducation de beau. Peu de gens réalisent vraiment que le confort de vie passe aussi par la qualité de l&#8217;espace dans lequel ils circulent. et moins encore savent qu&#8217;acquérir un espace de qualité n&#8217;est pas nécessairement plus cher.<br />
Enfin il est possible que trop d&#8217;informations incitant à la consommation nuisent à une conception du confort de vie basé sur la qualité. Il serait intéressant de faire une étude sociale pour comparer le développement personnel aux habitudes consommatrices: Je ne serai pas surpris de découvrir que l&#8217;on donne plus de valeur à la quantité que l&#8217;on possède plutôt qu&#8217;à la qualité de ce que l&#8217;on possède. C&#8217;est une vraie question sur notre propre développement personnel et nos valeurs en tant qu&#8217;être social.</p>
<p>Cela me conduit à mon dernier point, et le plus important:<br />
Est-ce que notre système économique et social est dépassé?</p>
<p>Philippe</p>
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		<title>Par : daniel</title>
		<link>http://www.archimarketing.com/architecture/objet-design-secours-architecture-747/comment-page-1#comment-371</link>
		<dc:creator>daniel</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2009 11:41:40 +0000</pubDate>
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		<description>Je ne dispose malheureusement pas de données valables pour justifier cette intuition, mais je pense que le décalage est surtout lié à l&#039;importance des attributs fonctionnels, et au rapport entre utilité marginale et prix marginal. 
Dans un contexte théorique, tant que la valeur additionelle perçue dépasse la coût additionnel, les consommateurs sont prêts a payer (en fait, il est possible d&#039;assigner a chaque charactéristiques du batiment une valeur en euro)
Lors de l&#039;achat d&#039;un bien mobilier, la différence entre ces deux concepts est faible, et l&#039;utilité retirée par la satisfaction d&#039;avoir un beau living justifie un supplement de 2-300 euros. En fait, l&#039;utilité d&#039;un bien meuble est essentiellement non-fonctionelle: une planche en bois peut suffire pour entreposer des casserolles, mais nous dépensons facilement plus de 2000 euros pour une cuisine équipée.
Lors de la construction d&#039;un bien immobilier, par contre, l&#039;investissement en euro est de loin plus élevé, ce qui fait que les seuls prêts a payer pour un tel &quot;attribut&quot; sont ceux qui ont un revenu plus élevé, et donc une notion de valeur attachée a l&#039;argent plus faible. Et surtout la proportion d&#039;attributs purement utilitaire est élevée: au minimum, nous désirons un immeuble fait de matériaux fiables, isolé contre le froid, et ne laissant pas passer l&#039;eau par le toit. Je ne suis pas architecte, mais je doute que ces composantes représentent moins de 80% du coût.
Un autre phénomène entrant en jeu est le fait que en règle générale les individus sont enclins à dépenser une somme importante en plusieurs étapes, mais pas d&#039;un coup. L&#039;aménagement d&#039;un immeuble peut prendre des années (et couter au total TRES cher), en achetant le mobilier désiré au coup-à-coup, tandis que l&#039;investissement de l&#039;immeuble - même s&#039;il est financé - est perçu comme étant immédiat et beaucoup plus conséquant.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne dispose malheureusement pas de données valables pour justifier cette intuition, mais je pense que le décalage est surtout lié à l&#8217;importance des attributs fonctionnels, et au rapport entre utilité marginale et prix marginal.<br />
Dans un contexte théorique, tant que la valeur additionelle perçue dépasse la coût additionnel, les consommateurs sont prêts a payer (en fait, il est possible d&#8217;assigner a chaque charactéristiques du batiment une valeur en euro)<br />
Lors de l&#8217;achat d&#8217;un bien mobilier, la différence entre ces deux concepts est faible, et l&#8217;utilité retirée par la satisfaction d&#8217;avoir un beau living justifie un supplement de 2-300 euros. En fait, l&#8217;utilité d&#8217;un bien meuble est essentiellement non-fonctionelle: une planche en bois peut suffire pour entreposer des casserolles, mais nous dépensons facilement plus de 2000 euros pour une cuisine équipée.<br />
Lors de la construction d&#8217;un bien immobilier, par contre, l&#8217;investissement en euro est de loin plus élevé, ce qui fait que les seuls prêts a payer pour un tel &laquo;&nbsp;attribut&nbsp;&raquo; sont ceux qui ont un revenu plus élevé, et donc une notion de valeur attachée a l&#8217;argent plus faible. Et surtout la proportion d&#8217;attributs purement utilitaire est élevée: au minimum, nous désirons un immeuble fait de matériaux fiables, isolé contre le froid, et ne laissant pas passer l&#8217;eau par le toit. Je ne suis pas architecte, mais je doute que ces composantes représentent moins de 80% du coût.<br />
Un autre phénomène entrant en jeu est le fait que en règle générale les individus sont enclins à dépenser une somme importante en plusieurs étapes, mais pas d&#8217;un coup. L&#8217;aménagement d&#8217;un immeuble peut prendre des années (et couter au total TRES cher), en achetant le mobilier désiré au coup-à-coup, tandis que l&#8217;investissement de l&#8217;immeuble &#8211; même s&#8217;il est financé &#8211; est perçu comme étant immédiat et beaucoup plus conséquant.</p>
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